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Psoriasis et stress

Stress ! Le mot est lâché…    En soi, le stress est une bonne chose, il nous permet d'évoluer, de progresser. Mais trop souvent lorsqu'il devient trop intense, notre organisme nous donne des signaux d'alarme qui peuvent se traduire par du psoriasis.  Cela étant, que les choses soient claires :  le stress à lui seul ne peut déclencher le psoriasis mais il y contribue. Alors, comment faire face à ce stress nocif, qu'il soit lié à notre vie au quotidien et/ou inhérent au psoriasis ? Plusieurs méthodes existent. Voir dans la rubrique astuces ce qui peut ce qui peut m'aider.

Fumer aggrave le psoriasis !

Il est établi que le tabagisme est mauvais pour les personnes souffrant de psoriasis puisqu'il agit sur certains facteurs déclenchants ou aggravants du psoriasis.

 En effet :Fumer accélère le vieillissement de la peau car le tabac est source de radicaux libres.  Fumer diminue les barrières du système immunitaire ce qui a pour conséquence de favoriser certaines infections de la gorge, dont celles à streptocoques, qui entraînent des poussées  de psoriasis.   Fumer ne donne que l'illusion de calmer la nervosité et le stress.

Une enquête récente démontre le lien entre psoriasis et tabac. En 2007, les résultats d'une vaste enquête menée aux Etats-Unis ont démontré que le tabagisme augmenterait le risque de psoriasis.L'équipe de chercheurs du professeur Arathi Setty a ainsi évalué les liens entre les différents statuts vis-à-vis de la consommation du tabac (« jamais fumeuse », « ancienne », « active », « passive ») et l'apparition du psoriasis. Ils ont utilisé les données de 14 années de suivi, de 1991 à 2005, recueillies auprès de 78.532 infirmières faisant partie de la cohorte de l'étude Nurses' Health Study II (NHS). Cette enquête suit très régulièrement l'état de santé de 116 608 infirmières vivant dans 15 Etats américains, et ce depuis 1989. Publiés dans le numéro de décembre 2007 d'Actualités Tabac de l'Institut national pour la prévention et l'éducation à la santé (INPES), les résultats font état de 887 nouveaux cas de psoriasis documentés durant les 14 années de l'étude. Le risque s'accroît avec la durée et l'intensité du tabagisme, et diminue avec la durée du sevrage. En comparaison avec les non-fumeurs, le risque relatif de psoriasis est de 1,78 pour les fumeurs actifs et de 1,37 pour les anciens fumeurs. Il atteint 1,60 pour une consommation de 11 à 20 paquets/années (PA) et 2,05 au-delà de 21 P.A. Un paquet/année équivaut à un paquet de 20 cigarettes fumées par jour pendant un an, ou deux paquets/jour pendant six mois. À l'inverse, ce risque relatif s'abaisse à 1,61 chez les infirmières ayant arrêté de fumer depuis moins de dix ans, à 1,31 chez celles ayant arrêté entre 10 et 19 ans et à 1,15 après vingt ans de sevrage. Le risque relatif des anciens fumeurs rejoint donc celui des non-fumeurs vingt ans après l'arrêt du tabagisme. Par ailleurs, l'exposition prénatale et dans l'enfance est également associée à une augmentation du risque de psoriasis. Cette étude prospective conclut donc que le tabac est un puissant facteur de risque de psoriasis.
Pour vous aider à arrêter de fumer, nous vous conseillons d'aller sur le site de tabacstop

 

Les garra rufa ou poissons docteurs ?

Précision préalable

Les poissons docteurs ne font pas l'unanimité parmi les dermatologues. Il ne s’agit nullement d'un traitement du psoriasis mais plutôt une manière originale et quelque peu surprenante de penser pouvoir retrouver provisoirement une peau de bébé...  En réalité, c’est impossible car en cas d'inflammation de la peau, le poisson peut éventuellement éliminer les squames mais nullement l'inflammation. Il est aussi indispensable de rappeler qu'elle doit être pratiquée dans des conditions d'hygiène extrême.

De quoi s'agit-il ?

Le « garra rufa » ou cyprinion macrostomus est un poisson originaire de Turquie (dans la région du Kangal), d'Irak, de Jordanie et de Syrie.  Ce poisson d'eau douce a la particularité de vivre dans des eaux chaudes comprises entre 25° et 40°C. Attention en cas de plaies, l'infection peut être rapide car ce poisson vit dans un milieu qui n'est pas stérile et une plaie peut s'infecter car le poisson possède des dents et mord la peau; il y a parfois de petits saignements.

Ainsi en Turquie, il est devenu une vraie célébrité et a désormais le surnom de « poisson docteur ».  Actuellement, ils sont utilisées dans les Spas et les centres de beauté les plus prestigieux et les plus tendances (au Japon, en Turquie, en Thaïlande, aux États-Unis...et maintenant en Belgique !

En pratique

Les Fish-SPA Centers vous proposent de vous plonger au milieu de centaines de ces petits poissons, des bains de pieds aux bains entiers, afin de vous faire « nettoyer » la peau en douceur.  Très amusant et hors du commun, l'impression ressentie est un petit chatouillement.  Au bout de trente minutes de bain, ce petit poisson vous aura débarrassé de vos peaux mortes.

Les poissons docteurs peuvent-ils transmettre des maladies ?

Depuis septembre 2011 circulent sur la Toile des rumeurs alarmistes comme quoi les poissons pourraient, même de manière extrêmement faible, propager hépatites et sida.  Les conclusions du Conseil Supérieur de la Santé CSS déconseillent la 'Fish pédicure'.  Ils étaient très à la mode depuis quelques années au point que plus d'une centaine de centres en Belgique la proposent, la 'Fish pédicure' qui cible les patients atteints de psoriasis et d'eczéma.

Le docteur Olivier Vanhooteghem – par ailleurs conférencier de notre association pour son expertise du psoriasis – qui préside le groupe de travail sur la problématique de la « fish pedicure » au sein du CSS a rendu son rapport au Ministre de la Santé.  Le rapport émet un avis défavorable de l'utilisation de la « fish pedicure » mais émet aussi des directives pour éviter d'éventuels problèmes.

Si l'interdiction de la 'Fish pédicure' n'est pas décidée par le pouvoir  politique – pensons à l'enjeu financier que cela peut représenter – le  docteur Olivier Vanhooteghem défend une batterie de mesures  contraignantes quasi irréalisables à mettre en œuvre à ce jour par les  centres comme une information préalable contre les contre-indications,  une formation du personnel, le remplacement de l'eau après chaque bain,  l'ajout de chlore et de désinfectant, la pose de filtre...Tout ceci ne sont que des suggestions à mettre éventuellement en œuvre par le pouvoir politique.  En cas de problème si un client réalise une « fish pédicure », l'exploitant doit avoir une assurance car il est responsable des soins donnés; même si il fait signer une décharge.