La question du patient
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Verrues sur un psoriasis inversé
Bernard
Bonjour Docteur,
Sur mon psoriasis inversé, j'ai remarqué la présence de verrues. Au départ, ce furent une ou deux, que je suis allé me faire brûler chez mon médecin traitant.
Ensuite, ce furent six ou sept. Là, je suis allé acheter une bombe Wartner (petit système pour congeler les verrues). Mais je remarque qu'elles sont de plus
en plus nombreuses. Elles ne sont placées que sur les zones de psoriasis. Nulle part ailleurs. Est-il possible qu'il y ait un lien ? Sinon, y a-t-il un
produit spécifique que je pourrais utiliser sans risquer de blesser mon pso ? Merci pour votre aide si précieuse. Bien à vous.
Docteur Ghislain
Cher Monsieur,
Le terme « verrues » peut correspondre à plusieurs types de lésions, certaines liées à l'âge et au familial, d'autres induites par un virus et contagieuses.
Quel que soit le type, il n'y a pas de lien formel connu par rapport au psoriasis. Mais certaines verrues affectionnent les plis, comme le psoriasis inversé,
et on peut donc les voir associées. En outre, les corticoïdes locaux utilisés dans le traitement du psoriasis peuvent favoriser le développement des verrues
virales.
Dans un premier temps, il serait donc utile d'objectiver la nature de ces verrues, par exemple en pratiquant une biopsie (prélèvement d'un petit morceau de la
lésion afin de l'analyser au microscope). Ensuite viendra le traitement, et vous avez raison de craindre que certains produits anti-verrues puissent irriter
le psoriasis. La première « clef » est de n'appliquer que la quantité nécessaire du produit, et de se limiter à la verrue elle-même, pour éviter tout
débordement. La deuxième « clef » est de choisir un produit efficace sur la verrue mais doux pour la peau (la quadrature du cercle, en quelque sorte).
En ce sens, un traitement « physique » peut être préférable : azote liquide véritable (pas neige carbonique ni protoxyde d'azote) ou cautérisation. Car si
le traitement est plus brutal, il est plus précis et plus court. La troisième « clef », logique, est de choisir le traitement adapté au type de verrue :
les corricides peuvent être utiles pour les verrues virales mais pas pour les autres... En espérant que vous en serez rapidement débarrassé !
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Comment traiter un psoriasis inversé ?
Fabienne
Fin février, j'ai appris que j'étais atteinte du psoriasis inversé. La dermatologue m'a prescrit une préparation, un hydratant, une lotion
nettoyante sans savon. Y a t-il des aliments interdits (ex. : lait de vache) ? Parfois j'ai l'impression que tout mon corps me chatouille.
Quel comportement adopter lors des règles ? Je suis un peu perdue face à cette maladie. Dois-je aller voir un dermatologue spécialisé ?
Je pars quelques jours en vacances en espérant que le soleil m'aidera physiquement et moralement.
Docteur Ghislain
Le psoriasis inversé : encore une forme difficile, très pénible à vivre, souvent manquée dans son diagnostic, et peu connue du grand public, voire
de certains médecins ! Il s'agit donc d'une atteinte du fond des plis (creux des bras, plis inguinaux, pli sous la poitrine...). Hydrater et
utiliser un nettoyant doux sont en effet à la base du traitement. Mais s'agissant d'une atteinte des plis, éviter la macération ! Bien sécher,
utiliser un hydratant fluide en émulsion.
Pas plus que dans le psoriasis en plaques, il n'y a d'aliments interdits. Certaines hypothèses qui se basent sur le rôle de l'inflammation digestive
suggèrent de faire un régime sans lait de vache et/ou pauvre en produits céréaliers. Ces régimes sont le plus souvent inutiles. En fait, il est sans
doute vrai que quelqu'un qui est intolérant à ces substances verra son psoriasis plus actif en période de crise, quand il ne respecte pas son régime.
Mais de là à appliquer ces restrictions à tous les patients atteints de psoriasis... Non, en pratique, voyons d'abord comme est notre digestion.
Sans douleurs, sans troubles du transit, sans autre anomalie digestive, il y a très peu de chances qu'un tel régime améliore notre psoriasis.
La question concernant les menstruations (règles) est judicieuse, et beaucoup de femmes se la posent. Eviter les protections trop synthétiques ou
trop fermées, choisir des matières douces, se laver fréquemment, mais à l'eau claire ou avec un nettoyant sans savon.
L'avis d'un dermatologue spécialisé n'est pas chaque fois nécessaire. Un dermatologue « général » connaît bien la question,
habituellement.
Une consultation supplémentaire apportera quand même quelquefois des éclaircissements, un autre éclairage, et, faute de guérir du problème,
permettra de mieux le connaître et de mieux le gérer.
Quant au soleil, il sera en effet bénéfique sur ces deux tableaux, physique et psychique. Mais en évitant les excès, bien sûr : les bienfaits
du soleil sont d'autant plus nets qu'on évite l'exposition directe prolongée.
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Comment traiter un psoriasis de la bouche ?
Arlette
Bonjour à vous. Je suis âgée de quarante-neuf ans et je souffre de psoriasis du cuir chevelu depuis l'âge de quatorze ans. Depuis un an, je souffre également d'un psoriasis en gouttes sur tout le corps. Depuis dix-huit ans, j'avais des douleurs permanentes au niveau des gencives et de la bouche. J'ai vu un nombre impressionnant de médecins et de dentistes... Un dermatologue a fini par me faire une biopsie vu l'état de mon palais et de mes gencives. Diagnostic  ;: psoriasis de la bouche. Traitement très compliqué car j'ai eu un cancer du sein en 2007. Connaissez-vous des cas similaires au mien. Si oui, quels traitements ont été entrepris ?
Docteur Ghislain
Le psoriasis de la bouche (et de la langue) n'est pas exceptionnel. Il ne s'agit finalement que d'une muqueuse comme une autre, et l'on sait que
le psoriasis peut se développer aussi sur les muqueuses génitales. En pratique, l'atteinte buccale est souvent peu gênante. On considère même que
la « langue géographique » serait un équivalent de psoriasis, et c'est presque toujours asymptomatique (sans ressenti pour le patient). Par contre, quelques formes peuvent être vraiment gênantes, voire douloureuses. Il faut alors les différencier du lichen buccal, ce qui nécessite quelquefois une biopsie, comme chez vous. Le traitement est encore plus difficile que pour le psoriasis du corps (imaginez appliquer une pommade sur l'intérieur des joues, les gencives, etc.). On propose souvent des bains de bouche, d'abord simplement apaisants. Attention aux antiseptiques, quelquefois irritants. On passe ensuite aux applications d'emplâtres buccaux, comme pour les aphtes. Un peu malaisé mais efficace. Des bains de bouche à la ciclosporine peuvent être envisagés (mais font courir un risque - théorique - en cas d'antécédent de cancer).
Des bains de bouche à la ciclosporine peuvent être envisagés (mais font courir un risque - théorique - en cas d'antécédent de cancer).
Et puis, bien sûr, quand cela est justifié, les traitements systémiques « habituels »... Et, toujours, les mesures d'accompagnement, du genre « éviter le très chaud, le trop épicé, le très acide ».
Et espérer une rémission la plus proche et la plus longue possible (l'évolution naturelle se fait par crises).
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Un problème à la thyroïde peut-il déclencher un psoriasis ?
Une dame par téléphone
Il y a quelques mois, on m'a diagnostiqué un problème à la thyroïde et peu de temps après, le psoriasis s'est déclaré. Est-ce lié ?
Docteur Ghislain
Chère Madame, Il n'y pas de lien direct entre thyroïde et psoriasis. On peut toutefois considérer qu'un déséquilibre de la thyroïde
(et donc des hormones thyroïdiennes) n'est jamais bon pour les patients atteints de psoriasis car cela pourrait aggraver leurs problèmes cutanés.
On ne se pose habituellement pas de question sur les équilibres hormonaux lors du diagnostic d'un psoriasis, et aucun bilan systématique n'est requis.
On peut quand même s'interroger sur les liens entre maladies auto-immunes de la thyroïde et maladies de peau. On sait très bien que cette association
est classique pour le vitiligo, par exemple (dépigmentation en plaques). Or, le psoriasis, comme le vitiligo, sont des maladies à composante auto-immune.
Elles partagent donc certaines caractéristiques. Mais pas de quoi s'inquiéter : les patients atteints de psoriasis ne courent pas un risque accru
de problème thyroïdien. Alors, dans votre cas, association fortuite ? Peut-être, mais pas sûr. On pourrait par exemple évoquer l'hypothèse d'un
facteur déclenchant commun aux deux problèmes. Le psoriasis ne découlerait pas de l'anomalie thyroïdienne, mais tous deux seraient des conséquences
différentes d'un déclencheur commun. Qui resterait inconnu, à l'heure actuelle.
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La maladie de Hailey-Hailey, un psoriasis inversé ?
Bernard
Bonjour Docteur Ghislain. Voilà, j'ai reçu la visite d'un médecin contrôle chez moi car j'étais malade. En discutant avec lui de la pathologie
Hailey-Hailey qu'on m'a découverte, il m'a dit que ce que j'ai était juste un nom donné pour dire que mon psoriasis était placé à un mauvais endroit.
Qu'un psoriasis est normalement situé ailleurs que dans les plis de la peau. Or, il me semblait avoir compris que :
- Un psoriasis est situé sur une partie du corps lisse ou du style coude externe, genou externe...
- Un psoriasis inversé est situé dans les plis et parties « cachées » de la peau (aisselles, entre-jambes, entre les doigts de pieds…).
Un Hailey-Hailey est un faux-psoriasis situé dans les plis et est une pathologie encore plus rare que le psoriasis.
Quid ? Merci pour vos aides si précieuses.
Docteur Ghislain
Vous avez raison à 100 %, et le confrère que vous avez rencontré a malheureusement fait une confusion. La maladie de Hailey-Hailey,
ou « pemphigus bénin familial », est une maladie spécifique, totalement distincte du psoriasis. C'est en fait une peau « fragile »,
qui se sépare en couches parallèles, dans son épaisseur. Cela produit des décollements bulleux fragiles, vite érodés (mis à vif). Cela atteint
particulièrement les plis, par exemple inguinaux. C'est une maladie génétique familiale. La confusion réalisée ici est fréquente.
La maladie de Hailey-Hailey n'est pas exceptionnelle, mais elle reste mal connue en dehors du monde dermatologique. Beaucoup de patients s'ignorent
et sont traités pour d'autres affections (mycoses, psoriasis...) apparaissant comme un intertrigo (une maladie du fond des plis cutanés).
Le traitement n'est pas facile, et reste uniquement symptomatique. Il peut toutefois nettement améliorer le confort du patient.
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Ablation des amygdales ?
François
Bonjour, Je serais intéressé de savoir si lors de l'ablation des amygdales, on peut remarquer une amélioration d'un psoriasis ?
J'ai appris que des scientifiques travaillaient sur cette piste. Merci d'avance de votre réponse.
Docteur Ghislain
Certainement ! Cela a même fait l'objet d'une petite étude en Belgique. Il y a une logique : les amygdales peuvent être un réservoir
à bactéries. Or, celles-ci synthétisent des toxines et induisent des réactions immunitaires, qui peuvent être à l'origine d'une poussée
de psoriasis, voire d'un déclenchement. C'est particulièrement vrai pour les formes « en gouttes », chez l'enfant et
l'adolescent. Dans ces situations, on a pu observer des améliorations très nettes, ou même des guérisons, après ablation des amygdales.
Mais ne rêvons pas : cette opération ne « guérit » pas du psoriasis, et ne peut être indiquée que pour certains
patients particuliers. En outre, il est toujours difficile de tirer des conclusions générales à partir d'observations plus ou moins isolées :
un cas ne fait pas la règle. Et enfin, dernière déception, une étude toute récente, internationale, fait état de l'absence d'intérêt de
l'ablation des amygdales dans le traitement du ou des psoriasis... Alors ? Que conclure ? Une fois de plus, la question est à discuter avec
le médecin, en tenant compte des caractéristiques propres au patient.
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Un psoriasis aux mains et aux pieds
Bernadette
Bonjour. Une petite question. Je souffre de psoriasis aux mains et aux pieds. C'est très douloureux. Je me soigne avec du Neotigason et de la pommade Dovobet. Je souffre aussi de coeliaque. Ya t-il un rapport entre ces deux maladies  ;? Que puis-je employer comme crème hydratante pour éviter les crevasses qui soit efficace  ;? Je n'arrive plus à me chausser. En plus, je suis femme d'ouvrage ce qui n'arrange rien à mon avis. Je vous remercie de me répondre et vous envoie mes sincères salutations et vous remercie pour votre dévouement.
Docteur Ghislain
Le psoriasis des mains et des pieds est souvent très difficile à vivre. Il est à la fois visible socialement (difficile à cacher) et souvent douloureux (crevasses, fissures). Il peut mener à une vraie incapacité de travail et gêne la vie quotidienne (marche, vaisselle, nettoyage, finesse du mouvement des doigts, vie intime...). Plus encore que pour le psoriasis « classique »,
les traitements sont souvent décevants. Pourtant, des mesures existent, souvent simples. En vacances, cela va souvent mieux : moins de facteurs irritants chimiques, bains d'eau salée, soleil... Nous pouvons nous en inspirer pour le quotidien : un peu de sel dans de l'eau tiède, des gants pour manipuler les détergents, du coton, des chaussures « qui respirent ».
À côté des prescriptions médicales, les crèmes pour pied diabétique peuvent être utiles, ainsi que divers traitements locaux traditionnels pour les crevasses. Le psoriasis des mains et des pieds peut aussi justifier la prise de traitements oraux, comme celui que vous citez, qui présente comme inconvénient d'augmenter encore la sécheresse de la peau.
Concernant la maladie coeliaque, il n'y a pas de lien prouvé actuellement avec le psoriasis, mais seulement quelques observations isolées et quelques théories non confirmées.
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Les traitements à base de corticostéroïdes
Jean
Bonjour, je m'appelle Jean. J'habite La Hulpe en Belgique. J'ai 46 ans. Tout d'abord merci pour votre rubrique. J'ai du psoriasis depuis plus de dix ans maintenant et je suis découragé du peu de résultats des traitements. J'ai des plaques de psoriasis sur les coudes et les genoux + à l'aine. J'ai utilisé Daivonex crème durant de nombreuses années, matin et soir, mais avec peu de succès. Dovobet par contre marche bien - résultat très rapide - mais mon dermato me dit que je ne peux l'utiliser que durant un mois. Dès que j'arrête une semaine ou deux, les plaques reviennent tout de suite. Pourquoi ne puis-je utiliser le Dovobet en continu et existe-t-il un autre traitement à utiliser en alternance ? Merci de vos précisions.
Docteur Ghislain
En règle générale, le médecin sera prudent lors de l'utilisation de traitements locaux comportant des dérivés de cortisone. En effet, même s'il s'agit d'une hormone naturelle, produite tous les jours par notre corps, son usage exagéré peut avoir des conséquences négatives, même localement : amincissement et fragilisation de la peau, rougeurs, vergetures, changements de couleur, croissance des poils, et quelquefois conséquences à l'intérieur du corps, en cas de quantités de pommade vraiment importantes.
Et pourtant, c'est l'un des traitements les plus rapidement et les plus fortement efficaces sur le psoriasis !
Il y a de nombreuses sortes de cortisones en pommade, avec des effets et des risques différents. Le médecin vous conseillera en fonction des caractéristiques propres à votre problème et à vos caractéristiques de patient (sexe, âge, autres maladies,...). Le médicament local dont vous parlez associe deux principes actifs : un dérivé de cortisone et une sorte de vitamine D. La cortisone va diminuer l'inflammation (rougeur, chaleur, démangeaisons des plaques) et la vitamine D va prolonger cet effet et ralentir le renouvellement des cellules. Elle va en même temps exercer un effet protecteur sur la peau vis-à-vis des mauvais effets de la cortisone. D'où l'intérêt de ce médicament qui associe les deux principes actifs.
On propose souvent au patient d'interrompre progressivement l'usage d'une pommade qui a donné de bons résultats, afin d'éviter une récidive rapide et quelquefois brutale. Car alors, le patient sera déçu et sera tenté d'utiliser en continu le traitement, ce qui peut être mauvais. On diminue donc les quantités et les fréquences d'application des pommades, par exemple en alternant ces pommades avec d'autres plus légères, destinées à l'« entretien ». On peut aussi signaler que de récentes études cliniques ont été très rassurantes pour l'usage répété du médicament que vous citez. La notice d'utilisation a d'ailleurs été changée et ne limite plus l'usage à un seul mois, à condition que le patient soit bien suivi par son médecin. Il ne s'agit pas pour autant d'utiliser cette pommade en permanence, mais bien de l'utiliser logiquement, selon le besoin.
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Gérer au mieux l'après PUVA thérapie
Sofiane
Bonjour, je me nomme Sofiane, j'ai quarante et un ans et je suis infirmier au service des urgences à Alger. Je suis atteint d'un psoriasis étendu
et j'ai suivi trente séances de puvathérapie au service de dermatologie du CHU Mustapha. Malgré de bons résultats, des plaques de psoriasis persistent
sur mes jambes et j'ai peur d'avoir une autre poussée. Quelle est la conduite à tenir dans ce cas ? Merci.
Docteur Ghislain
On observe que la PUVA thérapie donne souvent de bons résultats au bout de plusieurs semaines d'utilisation. Dans les articles médicaux,
on parle d'une amélioration moyenne de 70 à 80 %. Si certains patients sont totalement délivrés de leurs plaques de psoriasis, d'autres
en gardent certaines, à des endroits plus difficiles ou sur des zones de peau plus épaisse. On peut aider les UV à faire partir ces zones de
résistance en utilisant certaines pommades dans la même période. Par exemple, alterner les crèmes hydratantes et les pommades « actives »
(vitamine D et/ou dermocorticoïdes adaptés). Par la suite, la PUVA thérapie permet souvent une rémission plus ou moins prolongée (plus longue en tout
cas qu'avec la plupart des autres traitements, qui sont dits d'effet « suspensif »). Pour augmenter encore le temps de rémission,
on peut être tenté d'entretenir le résultat en réalisant quelques bancs solaires non médicaux. C'est une mauvaise idée : les UV sont différents,
et on augmente alors leur effet délétère sur la peau (vieillissement, assèchement, risques de cancers). Par contre, hydrater encore, par différentes méthodes,
et traiter d'emblée les petites plaques qui auraient tendance à revenir est certainement une bonne idée ! Bien sûr aussi, se mettre dans des conditions
positives pour maintenir la bonne réponse est souhaitable, mais c'est plus facile à dire qu'à faire...
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La dépigmentation
Patricia
Depuis environ deux ans maintenant, j'ai de plus en plus de pso sur les bras, le ventre, le dos,... Mais c'est une multitude de petites gouttes,
qui desquament rarement mais surtout elles sont dépigmentées, alors que sur les jambes, les coudes..., cela reste un pso « normal »
(enfin comme j'ai toujours connu). Pourriez vous m'expliquer cette dépigmentation (d'autant que je ne pense vraiment pas que ce soit une autre maladie de peau).
Docteur Ghislain
On observe souvent des zones de peau qui restent blanches à l'endroit d'anciennes plaques de psoriasis. La zone blanche peut sembler d'apparition spontanée (la plaque de psoriasis était partie d'elle-même) ou sembler suivre l'application de traitements locaux à base de dermocorticoïdes (qui peuvent favoriser une dépigmentation locale, partielle et passagère).
La cause principale est l'inflammation qui a accompagné la plaque de psoriasis. Cette inflammation détruit les cellules pigmentaires situées dans la plaque. Après disparition de la plaque, il peut persister une zone blanche ou au contraire une zone plus foncée, comme « bronzée » en permanence. Ces teintes anormales s'estompent avec le temps.
Il est bon d'hydrater correctement ces régions et de les protéger particulièrement du soleil et des UV en général. Une exposition progressive à la lumière aide à les faire disparaître, mais il est important d'y aller lentement car l'effet contraire est possible (accentuation des différences) !
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